lundi, décembre 6, 2021
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Prix Goncourt : Mohamed Mbougar Sarr ou la consécration d’un ancien enfant de troupe ?

Lauréat du prestigieux prix Goncourt, le jeune écrivain sénégalais, Mohamed Mbougar Sarr, apporte un vent nouveau dans le milieu. Cela suffira-t-il à le porter au pinacle tout à l’heure ?

Le plus prestigieux des prix littéraires français sera remis ce mercredi à la mi-journée, comme le veut la tradition, à l’heure du déjeuner au restaurant Drouant, dans le quartier de l’Opéra, à Paris. Parmi les quatre finalistes, le jeune auteur sénégalais, Mohamed Mbougar Sarr, 31 ans, figure au rang de favori avec son roman « La plus secrète mémoire des hommes » (éditions Philippe Rey).

Mohamed Mbougar Sarr est loin d’être un inconnu dans le cercle des passionnés de littérature francophone qui lui ont déjà remis de multiples récompenses (grand prix du roman métis, prix littéraire de la Porte dorée, etc). Son dernier roman, « La plus secrète mémoire des hommes », dans une langue ironique, provocante et poignante, est une déclaration d’amour à son métier d’écrivain qui a toutes les chances de le faire connaître du grand public. Désigné comme favori par les journalistes littéraires, le jeune écrivain sénégalais semble avoir séduit plusieurs jurés et part devant l’œuvre du Haïtien Louis-Philippe Dalembert « Milwaukee Blues » (éditions Sabine Wespieser).

Le jeune écrivain sénégalais, qui aimerait sortir de la case auteur africain « devenu un label », a ainsi déclaré sur RFI : « Je n’ai pas cette schizophrénie qui consisterait à rejeter la France puisque c’est le pays dans lequel je vis et auquel je suis attaché ». Aîné d’une fratrie de sept garçons, Mohamed Mbougar Sarr a découvert la littérature grâce à ses parents, père médecin et mère au foyer. Une vocation renforcée par ses professeurs à l’école du Prytanée militaire de Saint-Louis et une prépa littéraire à Compiègne.

Cette année, les thèmes du prix Goncourt sont plus graves: l’inceste chez Christine Angot, la mythomanie d’un père engagé avec les nazis chez Sorj Chalandon, le racisme et les violences policières chez Louis-Philippe Dalembert, et la difficulté de la littérature africaine à se faire reconnaître chez Mohamed Mbougar Sarr.

Ce Goncourt est une confrontation entre deux éditeurs puissants, habitués aux récompenses, Grasset (groupe Hachette) et Flammarion (groupe Madrigall), et deux petits indépendants, novices dans ce domaine. Louis-Philippe Dalembert et Mohamed Mbougar Sarr ont pour point commun d’être défendus par une maison qui porte le nom de celui ou celle qui l’a fondée et la dirige encore. Verdict tout à l’heure…

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