mardi, février 7, 2023
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Echanges commerciaux : La CEDEAO œuvre pour une meilleure vulgarisation de l’AFE et de la ZLECAF

Le développement du continent africain va nécessaire passer par les accords commerciaux sur la Facilitation des Echanges (AFE) et la Zone de Libre-Echange Continentale (ZLECAF). Pour ce faire, la Commission CEDEAO œuvre pour la sensibilisation des acteurs économiques et des citoyens.

La vision 2050 de la CEDEAO préconise une communauté des peuples : paix et prospérité pour tous. Elle vise à « apporter dres réponses globales aux défis multidimensionnels liés au développement durable des Etats membres. En tenant compte des aspirations profondes des citoyens », selon le Pr Seydou Sako chargé du commerce et de la concurrence au sein de la Commission régionale. Ainsi, la circulation sans entrave des personnes, des biens et des services dans l’espace est primordiale vers la concrétisation de cet objectif.

D’où l’engagement sans faille des pays de la CEDEAO dans la mise en œuvre des accords commerciaux sur la Facilitation des Echanges (AFE) et sur la Zone de Libre-Echange Continentale Africaine (ZLECAF). Le premier, entré en vigueur le 22 février 2017 après sa ratification par les 2/3 des 164 Etats membres de l’OMC (Organisation Mondial du Commerce), consiste à favoriser la simplification, l’harmonisation et la standardisation des formalités douanières aux frontières ainsi que toute la documentation connexe.

Cela devant permettre « d’accélérer la circulation des marchandises, réduire les coûts des transactions commerciales tout en améliorant prévisibilité des délais de livraison », argumente le Pr Seydou Sako. Sans manquer de souligner que la facilitation des échanges est au cœur de l’intégration de la CEDEAO.  Idem pour la Zone de libre-échange continentale, créée dans la perspective d’avoir un marché unique (circulation des hommes d’affaires et des investissements). « Afin de favoriser la mise en place d’une union douanière ».

La ZLECAF, validée le 21 mars 2018 à Kigali au Rwanda (signée par 55 pays dont 44 ont ratifié) et en vigueur depuis janvier 2021, englobe une population de 1.2 milliards avec un PIB (Produit Intérieur Brut) cumulé de 3.4 milliards de dollars US. Il s’agit « d’un accord-cadre qui couvre l’ensemble des échanges des biens et services, les investissements, la politique de concurrence, les droits de la propriété, le e-commerce… Il représente une véritable opportunité de stimuler la croissance, de réduire la pauvreté et d’élargir l’inclusion économique dans les pays concernés », plaide Pr Sako.

Dans ce fait, la Commission de la CEDEAO travaille pour une appropriation de ces deux accords (AFE et ZLECAF) par les acteurs de l’économie et de la société. Des sessions de formation ont réuni à Dakar (7 au 11 novembre) puis à Abuja (29 novembre au 2 décembre) une soixantaine de journalistes des pays membres. « C’est important parce que pendant longtemps des politiques commerciales ont été élaborées, conduites, mises en œuvre et évaluées par les pouvoirs publics, presque seuls », a indiqué Dr Cheikh Tidiane Dièye au lancement du stage au Nigeria.

Avant d’ajouter : « Maintenant, cela a changé, on doit inclure les parties prenantes la société civile, le secteur privé, les populations de manière générale. Pour que ces politiques soient inclusives et efficaces. Sa concrétisation nécessite que tout ce monde ait accès à l’information. Et c’est par la presse que le public peut connaitre ce qui se trouve dans les accords commerciaux. Ce qui fait qu’il est important que les journalistes comprennent les enjeux et les défis, afin de pouvoir jouer leur rôle ». Et devenir de vrais acteurs dans le processus.

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