mardi, février 7, 2023
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Libres propos : « Le genou de la France sur le cou de l’Afrique francophone »

C’est la faute des élites africaines francophones, si soixante-deux (62) ans après la proclamation de l’indépendance, le colonisateur continue de mettre son genou sur le cou de l’Afrique. En fait, contrairement aux affabulations des panafricanistes pleurnichards, la France sur le plan économique s’intéresse beaucoup plus au Maroc, à l’Algérie, à la Tunisie, à l’Égypte, au Nigéria, à l’Afrique du Sud, à l’Ethiopie et au Kenya qu’à ses anciennes colonies du Sud Sahara.

En terme d’investissements et courants d’échanges, la France travaille beaucoup plus avec le Nigéria, l’Égypte et l’Afrique du Sud qui, à eux trois représentent 60% du PIB du continent (…) Le Sénégal ne reçoit pas plus de 5% des investissements directs étrangers français. Il s’y ajoute que selon l’ANDS, la part de marché de la France au Sénégal est en constante baisse depuis plusieurs décennies. Les pays des anciennes colonies françaises d’Afrique sont loin des vrais courants d’investissements et de commerces français.

La Françafrique, si elle existe encore, est ailleurs qu’en Afrique francophone comme le dénoncent les panafricanistes pleurnichards. Au lieu de continuer d’accuser le néocolonialisme français ou de l’impérialisme occidental de tous les maux du continent, les panafricanistes de pacotille doivent se mobiliser pour faire relever l’Afrique par elle-même et surtout en s’appuyant sur son secteur privé national. Le moment est venu de se retrousser les manches de passer à l’action.

L’Afrique doit regarder le pare-brise, compter sur elle-même, en donnant comme priorité des objectifs de son développement. Avec les cercles concentriques, la ZLECAF (Zone de Libre-Echange Continental Africain) peut être l’occasion d’un nouveau départ. Il s’agit de transformer ce marché potentiel de 1.2 milliards de personnes d’un vaste continent en une terre d’opportunités. C’est ce panafricanisme transformationnel qui peut sauver l’Afrique, renforcer sa position commerciale sur le marché mondial.

La rhétorique victimaire : « C’est l’excuse facile de ceux qui, au lieu de développer la seule richesse qui permet à une nation de s’émanciper, les ressources humaines, par l’éducation la science, la technologie et la culture, passent leur temps à parler de la richesse du sous-sol africain ! La vraie richesse n’est pas dans mais sur la terre, elle n’est pas dans le sous-sol, mais dans le cerveau des femmes et des hommes instruits et travailleurs ! » Vive l’unité africaine !

Par Moustapha DIAKHATE (ancien député sénégalais)

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