vendredi, décembre 3, 2021
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Barthélémy Dias : « Si Abdoulaye Wade était aux commandes du PDS, l’opposition serait unie »

Pour Barthélémy Dias, le refus du Parti Démocratique du Sénégal (PDS) d’intégrer la coalition « Yewwi Askan Wi » n’est pas une décision de l’ancien président Abdoulaye Wade. Mais celle de son fils Karim.

Les choses se clarifient. L’impossible unité de l’opposition politique du Sénégal n’est pas une fatalité. Il y a bien une partie prenante qui joue dans le sens d’un sabordage. C’est ce que laisse entendre les propos du maire de Mermoz-Sacré Cœur, Barthélémy Dias invité du « JDD » (Jury Du Dimanche) sur Iradio. « Je reste convaincu que si Abdoulaye Wade était seul aux commandes du PDS, parce qu’il est un homme politique pur et dur, qu’on serait ensemble », évoquant l’échec du projet d’une grande coalition pour les prochaines échéances électorales.

A l’en croire, le parti des Libéraux est sous les ordres de Wade-fils, Karim qui dicte les orientations. En s’assurant d’être placé au cœur du jeu d’alliance. Ce qui semble être à l’origine du désaccord et du refus du PDS d’intégrer la coalition Yewwi Askan Wi, dirigée par Khalifa Sall (Taxawu Sénégal), Ousmane Sonko (PASTEF), Moustapha Sy (PUR). Et Barthélémy de réaffirmer : « Je suis désolé Abdoulaye Wade n’est pas aux commandes. Je ne veux pas aller plus loin, ce n’est pas important… Surtout que je ne suis pas du PDS à qui je souhaite bon vent ».

Source Youtube : https://www.youtube.com/watch?v=5x-wdEk56Vs

Mais l’ancien patron des jeunesses socialistes finit par se lâcher, en dénonçant ce qui ressemble à une manœuvre politique. « Je dis par devoir de responsabilité et de vérité aux Sénégalais, on ne peut pas faire croire qu’on est un opposant à Macky Sall et on pense à autre chose que de s’opposer. Je reviens à ce que j’avais déjà indiqué : On n’est pas là pour faire rayonner qui que ce soit, y compris Khalifa Sall et Ousmane Sonko. Ce sont des leaders de parti, ils ont leur appareil politique et ils vont se battre pour pouvoir exister ».

Avant d’ajouter : « Quiconque veut exister doit comprendre que le combat se passe ici et il faut être au Sénégal ». C’est on ne peut plus clair. Karim Meïssa Wade, en exil forcé au Qatar depuis 2016, est le destinataire de ces allégations. Une manière de dénoncer sa posture paradoxale. La stratégie du clair-obscur. « Nous devons savoir que nous sommes en face d’un même adversaire. Que nous soyons de la coalition Geum Sa Bopp, PDS ou Yewwi, nous devons nous donner la main pour faire face à Macky  » indique-t-il.

Karim Wade (PDS)

Sans manquer de révéler que ce sont les prétentions de l’ex « ministre du ciel et de la terre » qui avaient fait capoter la coalition entre « Manko Taxawu Sénégal » et « Manko Wattu Sénégal aux Législatives en 2017. « Karim Wade sait très bien ce qui s’est passé. Tout comme moi (…) Je me dois de dire la vérité aux Sénégalais. Contrairement à ce qu’on croit, le président Abdoulaye Wade n’a été impliqué ni de près, ni de loin dans l’implosion de cette coalition. J’avais eu des discussions avec Karim pendant 72 heures. Lui et moi savons ce qui s’est passé ».

En effet, Barthélémy Dias avait demandé « à faire de Khalifa Sall, qui était en prison, la tête de liste pour la symbolique. Comme le PDS l’avait fait pour Karim, en le désignant candidat à la présidentielle. Sachant qu’il n’était pas éligible. Après si Karim Wade me dit être un homme politique et ne pas être en mesure de comprendre cela… ». Dès lors le clash était inévitable. La bataille de leadership avait prévalu. Ce problème d’égo habite toujours l’opposition politique sénégalaise, encore divisée en perspective des Locales de 2022.

D’où l’appel du pied de « Barth » aux Libéraux : « Je respecte l’ambition du PDS qui est de revenir au pouvoir. Elle est légitime. Je comprends le vœu du président Abdoulaye Wade qui considère que son parti doit exercer le pouvoir pendant 50 ans. Mais laissons le soin aux Sénégalais d’en décider. Pour l’instant, si nous avons décidé de nous opposer à Macky, nous devons être en mesure de prendre de la hauteur et d’avoir de la retenue. Pour l’intérêt du peuple ».

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