dimanche, décembre 4, 2022
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Budget annuel : « Son ampleur n’a un sens que si ça a un impact sur les populations »

L’importance d’un budget colossal, c’est lorsqu’elle parvient à toucher les populations en impactant leur quotidien. Selon un expert en finances publiques.

Pour l’année 2023, le gouvernement du Sénégal se projette sur un peu plus de 6400 milliards F CFA. Un budget record en perspective du combat contre la vie chère. En effet, 45% seront consacrés au social. Une démarche par les spécialistes, « mais il faut savoir le taux de recouvrement par rapport au précédent. C’est-à-dire ce qui a été obtenu suivant ce qu’on avait estimé. Et quelle répercussion cela a eu dans l’économie ? », souligne l’expert financier Djibril Guèye.

Ce devoir d’évaluation est une nécessité avant de se lancer pour les enjeux, les besoins et les nouvelles orientations. Dans la mesure où « nous devons beaucoup plus sentir le budget 2023 au niveau des secteurs à forte valeur ajoutée, qui peuvent soutenir l’économie, que sont le primaire et le secondaire », indique-t-il. En soulignant que ces deux secteurs « peinent le plus souvent à profiter de la manne financière collecter à partir du contribuable sénégalais ».

Alors que l’objectif est « de tout faire pour que nos budgets puissent impacter jusqu’au Sénégalais lamda dans son ménage, son environnement et sur le plan le social. Nous devons en faire le porte-étendard pour soulager la souffrance des gens dans beaucoup de situation », estime Djibril Guèye. Une impulsion qui va favoriser la mise en place des stratégies de mobilisation élargie des finances. Avec « un contrôle beaucoup plus effectif dans le règlement des factures ».

En plus, pour l’expert, les budgets colossaux trouvent toute leur importance qu’en termes de renforcement financier de nos petites entreprises pour leur agrandissent et leur accroissement. Ce qui va permettre la création d’emploi. Cependant, « il faut éviter au plus le financement du secteur tertiaire. Parce que c’est cela qui travestit notre croissance. Les services qui grimpent au détriment des piliers de notre économie font que le Sénégalais ne sent le taux », analyse Djibril Guèye.

Et de suggérer : « En finançant des structures qui permettent d’avoir un équilibre sur la balance commerciale, sur ce que nous produisons et mangeons, je crois que les importations vont diminuer. Ce qui va nécessaire se faire sentir dans le panier de la ménagère ».

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