mercredi, décembre 7, 2022
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Fête indépendance : Une souveraineté assujettie à l’Occident ?

Ce lundi, l’État du Sénégal fête encore sa souveraineté administrative. Tout en continuant à manger dans la main du colonisateur et autres puissances étrangères.  

Il y a 62 ans (4 avril 1960), le Sénégal accédait à l’indépendance vis-à-vis de la France coloniale. Une date qui est commémorée chaque année à travers un défilé militaire et civil. Une cérémonie marquant le fondement de l’État. Mais pour certains mouvements citoyens, cela ne traduit pas pour autant la fin de la domination occidentale. Par conséquent : « Nous continuons à nous battre et à sensibiliser les populations sur la nécessité d’arracher notre souveraineté », indique le leader de FRAPP Guy Marius Sagna, invité du « Grand Jury ».

L’activiste d’argumenter : « Pour être indépendant, ça demande que le FMI et la Banque Mondiale ne nous imposent pas quoi faire dans les différents secteurs ; que nous ayons une autonomie monétaire et qu’il n’ait pas toujours derrière nous le « babysitter » français, américain ou anglais. Nous avons l’impression que la France est toujours là. Nos présidents sont des ordonnateurs qui ne décident de rien. La classe politique africaine, en général, soutient les étrangers délaissant leur propre pays ».

Avant de préciser : « Nous ne prônons pas l’autarcie, nous ne nous battons pas pour isoler le Sénégal. Nous refusons qu’on continue d’assurer à des pays comme la France leur super puissance à notre détriment. Que nos ressources naturelles profitent plus à l’Union européenne, à la Turquie, aux États-Unis. Que les gros marchés soient attribués aux entreprises étrangères, négligeant les nôtres. Qu’on privilégie les relations particulières avec la France contre une offre meilleure d’un autre pays ».

Pour Guy Marius, on n’a pas besoin d’une souveraineté qui permet de sortir de la pauvreté et du sous-développement. « Ce qui n’est pas cohérent avec la privatisation des entreprises stratégiques dont les bénéfices vont à l’extérieur… Il faut qu’on nous explique aussi pourquoi le Sénégal a l’autoroute à péage, le stade, les autoponts et l’aéroport les plus chers. Nous croyons que nous sommes victimes de contrats léonins. Et la responsabilité incombe à nos peuples qui ont élus des dirigeants soumis à l’impérialisme ». D’où l’obligation de « gagner la deuxième phase de décolonisation de nos pays ».

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