mardi, août 9, 2022
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Locales 2022 : Yankhoba Diattara accusé de corruption d’électeurs

Le parti de Thierno Alassane Sall, République des Valeurs/Réewum Ngor, confirme les plaintes à l’OFNAC, la CREI et la CENTIF contre le ministre Yankhoba Diattara.

La bataille fait rage dans la région de Thiès entre les acteurs politiques, en perspective des prochaines élections territoriales (23 janvier 2022). Tous les moyens sont bons pour tenter de déstabiliser voire d’éliminer de la course son plus sérieux concurrent. Ainsi le leader du parti La République des Valeurs/Réewum Ngor, Thierno Alassane Sall, candidat pour le contrôle de la mairie de la « cité du rail », vient de se lancer à l’assaut de Yankhoba Diattara, n°2 du parti Rewmi qui se trouve maintenant dans le camp du pouvoir.

En annonçant dans un communiqué avoir saisi l’Office National de la Lutte contre la Fraude et la Corruption (OFNAC), la Cour de répression de l’Enrichissement Illicite (CREI) et la Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (CENTIF) « après la déclaration publique grave du ministre de l’économie numérique et des télécommunications, vice-président du Conseil départemental de Thiès et par ailleurs candidat aux élections municipales ».

Des plaintes motivées par une déclaration dans laquelle « Yankhoba Diattara affirme devant un public nombreux disposer d’un montant de 100 millions F CFA et cherche à mobiliser plus avec des partenaires pour la campagne électorale. Il dit aussi que la destination de ce pactole est le financement (sic) de 200 groupements de femmes dans une première phase, son objectif à terme étant de toucher l’ensemble des groupements de Thiès à raison de 500 000 F CFA chacun ».

Pour Thierno Alassane Sall et ses partisans, « il s’agit assurément de corruption d’électeurs dans le contexte de précampagne où Mr Diattara lui-même se place. Les chroniques thiessoises sont animées depuis quelque temps, par l’entreprise d’achat des électeurs à laquelle se livre le ministre au mépris de la dignité des citoyens et de la moralité sociale et républicaine. Or il ne peut attester d’aucun emploi stable et solidement rémunéré ayant duré plus de 2 ans au cours de la décennie écoulée ».

Ainsi, cela intrigue qu’il puisse disposer d’une telle somme à distribuer généreusement. Le communiqué de souligner : « Il n’exerce, de notoriété publique, que des activités politiques. Tout patrimoine ou ressources qu’il posséderait relèveraient quasi exclusivement de ça. Par ailleurs un ministre de la République ne saurait avoir de « partenaires » et d’« amis » ni recevoir de cadeau ou de de faveur de quelconque nature que ce soit ni même contracter un prêt ailleurs qu’auprès d’établissement de crédit dûment habilité ».

Avant de poursuivre : « L’aveu étant la mère des preuves Yankhoba Diattara doit s’expliquer sur la provenance d’une telle somme qu’il lui est impossible de réunir à travers ses revenus légaux. L’alibi de partenaires ou d’amis est une preuve qu’il ignore les responsabilités et conséquences qui découlent de sa qualité de ministre de la République (…) Tout patrimoine ou toutes ressources financières acquises depuis sa prise de fonction ne saurait provenir que de ses revenus légaux et déclarés auprès de l’OFNAC ».

Par conséquent, la République des Valeurs Réewum Ngor « signale à la CENTIF de potentiels flux financiers illicites. Elle dénonce auprès de l’OFNAC et de la CREI une potentielle entreprise d’enrichissement illicite ». Elle dit aussi « être indignée par les pratiques immorales qui désacralisent la République, désorganisent la démocratie, pervertissent la citoyenneté. Les vices et la violence qui affectent la société sénégalaise trouvent souvent leurs causes dans la dépravation assumée des hommes politiques ».

Et de conclure que « l’affaire Djibril Ngom montre, s’il en est, la félonie et l’absence complète d’éthique de certains acteurs politiques de la coalition au pouvoir, gangrenée par l’esprit « mburu ak sow », de collusion pour la perversion des sacrées qui fondent la nation ».

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