dimanche, décembre 5, 2021
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Me Abdoulaye Wade, Mackyavel, Karim et les renégats

Avec comme dauphin hypothétique le «qatari»Karim Wade, Me Abdoulaye Wade, lâché par ses «fils» Idrissa Seck et Macky Sall et son «ami» Madické Niang (candidat à la Présidentielle 2019)a vu le ralliement d’Oumar Sarr à la mouvance présidentielle et ses dernières sorties pyromanes démythifier et démystifier Gorgui, le Patriarche, le père du PDS.

Victime de sa volonté inébranlable de briguer un troisième mandat en 2012, enfariné par le mythe fondé ou non de la dévolution monarchique du pouvoir, Me Wade est aujourd’hui une momie politique.

Autant de facteurs qui semblent sonner le glas d’une carrière politique bien remplie qui pourrait se terminer sur des fausses notes, avec notamment des incitations à la violence prônées, à 92 ans, lors de l’élection du 24 février 2019.

Tirant le diable par la queue, Abdoulaye Wade, après son apogée de 2000 est en train d’entamer le chant du cygne du Patriarche. Celui qui avait conseillé la jeunesse «malsaine» en 1988 et 1993 de prendre des chaînes de vélo pour faire face aux forces de l’ordre, est revenu avec son vrai visage de revenant, comme du bon vin qui vieillit avec presque les mêmes paroles incendiaires et pyromanes à l’approche de l’élection présidentielle du 24 février 2019.

A y voir plus clair à 94 ans, en encourageant les jeunes à brûler les bulletins de vote, le crépuscule de l’idole est entré inéluctablement dans sa phase active. La coupe était pleine, le vase a aussi débordé et le jaune et bleu sont devenus décolorés par cette légitimité historique et transcendante du Patriarche à toujours maintenir seul envers et contre tous, le gouvernail du PDS.

Me Abdoulaye Wade et son ancien homme de confiance Oumar Sarr.

Madické Niang et Oumar Sarr, les dernières trahison de trop

Madické Niang et Samuel Sarr qui étaient de solides gladiateurs avec de solides cuirasses de gardien du « Parrain», ont été les derniers officiers à quitter définitivement leurs postes. Même si Madické Niang répugne encore aujourd’hui à assumer qu’il a quelque part trahi son ami et son mentor politique.


Me Wade, lui, est formel. Madické Niang, c’est juste un coup de poignard dans le dos. Et les morsures de cette dague le poursuivent aujourd’hui avec sa gangrène empoisonnée aux allures d’une maladie chronique en phase terminale. Madické Niang était la dernière trahison de trop et Me Wade est devenu trop vieux pour encaisser de tels coups, même s’il s’est toujours signalé par sa capacité à retomber sur ses jambes face aux turbulences de l’histoire et de l’hypocrisie des hommes et des femmes. Malheureusement, Oumar Sarr, dernier homme de confiance de Wade a fini plonger dans le nutella apériste. Quid de Babacar Gaye et Amadou Sall.

Abdou Diouf, le nouveau papa de substitution de Macky Sall.

Idrissa Seck, Macky Sall, les dauphins déshérités

Avant Macky Sall, c’est Idrissa Seck, le jardinier des rêves de Wade qui avait fondé son parti Rewmi, après avoir été pris dans le tourbillon du cyclone des chantiers de Thiès, sur fond d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Avec à la manoeuvre, un certain Macky Sall et comme arène de gladiateurs, le CICES en présence du corps diplomatique et les plus hautes personnalités de l’Etat.

Un gros trou dans l’héritage affectif et politique du PDS qui jadis avait été entamé par la « démission » de Fara Ndiaye. Par la suite, Serigne Diop avait quitté la Maison bleu jaune et craché sur le maïs de Me Abdoulaye Wade. Le brillant professeur de droit constitutionnel avait même porté plainte contre Wade pour réclamer la paternité exclusive du sigle PDS, avant de se contenter du nom de PDS-R pour son parti politique. Sans oublier les allers-retours d’un Me Ousmane Ngom, pour qui le pâturage n’a jamais été vert que du côté du palais de l’avenue Roume.

Aujourd’hui, la loyauté de Oumar Sarr s’est évaporée ainsi que la combativité de Me Amadou Sall ert de Babacar Gaye. Wade se retrouve sans dauphin crédible, avec en filigrane, une léthargie passive et incompréhensible de Karim Wade, l’ex-patron de la génération du Concret surnommé aujourd’hui Whatshapp man.

Oumar Sarr, Me El Hadj Amadou Sall, Babacar Gaye et Cie ont coupé définitivement les liens avec le parti démocratique sénégalais.

Force est aussi de constater que d’autres apostats ont aussi renoncé publiquement à la doctrine et au PDS d’Abdoulaye Wade. De Versailles, Wade, le «Patriarche» regardait certainement certains Libéraux avec dédain, tellement, il a fallu sa chute en 2012 pour que le bateau du Pds se désemplisse, comme par enchantement. Naguère, ceux qui avaient accepté que Wade soit la seule constante au PDS, ont commencé à trahir, à parler de courant idéologique, à transhumer vers l’APR, ou tout simplement, à créer un parti politique ou avec plus de pudeur, un mouvement.

Un vrai crime de lèse-majesté. Ils sont légion avec Farba Senghor, Papa Samba Mboup ou encore Aïda Mbodji, Ousmane Ngom, les Ndiayène (Serigne Mbacké, Souleymane Ndéné, Awa), en passant par Innocence Tap Ndiaye, Thierno Lô, aux plus jeunes Modou Diagne Fada, Aliou Sow et Khafor Touré. De vrais «coups de Jarnac» politiques qui ont bafoué non seulement l’idéologie politique de Wade, mais aussi, fissuré la bâtisse du PDS que Gorgui a mis à construire pendant plus de 40 ans. Ils ont quitté «lâchement» le navire PDS, alors que le combat faisait rage.

En réalité, Me Wade avait commencé à voir le crépuscule après l’échec de son projet de briguer un troisième mandat de président de la République. Par la suite, l’usure du temps a fait le reste.

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