mercredi, décembre 7, 2022
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Abdou Faty : « Le syndicalisme n’est pas du jusqu’au-boutisme »

Une grande partie des enseignants (particulièrement du primaire) sont retournés dans les salles de classe. Le secrétaire général du SELS (Syndicats des Enseignants Libres du Sénégal/authentique), Abdou Faty, explique les motivations.  

Au sortir des pourparlers avec le gouvernement (vendredi dernier), cinq syndicats membres du G7 avaient accepté de signer le nouveau protocole d’accords. Il y avait des motifs de satisfaction après d’âpres discussions. Mieux, « nous avons mis en avant le réalisme et l’outil de travail. Reconnaissant les avancées dans les négociations. Le syndicalisme n’est pas du jusqu’au-boutisme. C’est plutôt de savoir tenir en compte certains facteurs. Quand on a des acquis, il faut les capitaliser », a expliqué le secrétaire général du SELS/Authentique, Abdou Faty dans « Info matin ».

Avant de poursuivre : « Les représentants de l’État n’avaient jamais voulu évoquer la question du système de rémunération. Cette fois, ils ont reconnu l’existence d’iniquité sur les salaires, en discutant sur les leviers indiciaire et indemnitaire revus à la hausse. Ainsi que l’indemnité documentaire a été doublé. Nous n’avons pas obtenu ce que nous demandions, mais nous nous sommes dit qu’il faut consolider parce que nous dispersons un enseignement à des enfants ». En réalité, les 5 syndicats ont signé sur la base de la réduction des écarts entre les ordres d’enseignants.

Le responsable des instituteurs de souligner que « le gouvernement a fait des propositions concrètes nous espérons qu’il va les respecter. Dans ce sens, la société civile qui a participé aux négociations veille au grain. Elle assure qu’elle ne laissera pas que l’État prendre des engagements qu’il n’honore pas ». D’ailleurs, un comité de suivi est mis en place. Et le syndicaliste précise que si le bras de fer a tiré en longueur, « c’est dû au fait que l’état a décidé de prendre ses responsabilités. Au lieu de tergiverser en nous envoyant aux calendes grecques ou de nous dire être en train de faire des études ».

Cette fois, la stratégie consistait à pousser l’autorité à agir. « Nous avons pris des experts qui nous ont permis de bien documenter et argumenter nos revendications. Le gouvernement ne pouvait pas se dérober. Ses techniciens se sont rendu compte que c’était du sérieux », raconte Abdou Faty. Selon qui, il est possible de se rattraper par rapport aux heures perdus. « Ça va être difficile, mais nous avons la technicité pour cela. Maintenant, il va falloir que tout le monde tire les conséquences de cette situation. Si les gens s’étaient mis au tour de la table l’année dernière… Les gouvernants ont d’autres priorités que de s’occuper de l’Éducation ».

A l’en croire, concernant la tenue à date échue des examens de fin d’année, le ministère et les pédagogues vont s’y pencher dès la semaine prochaine afin de voir s’il faut résorber certaines matières ou repousser les échéances. « Entre le pire et le moindre mal, il faut gérer le moindre mal », lance le SG du SELS (Syndicats des Enseignants Libres du Sénégal). Convaincu que le système scolaire respire mieux depuis deux ans.

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