dimanche, décembre 4, 2022
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Amadou Gallo Fall : « Ma motivation, c’est d’être au service de la communauté »

Il a le génie de pouvoir transformer en or tout ce qu’il touche. La preuve : ses initiatives innovantes dans le domaine du sport sont toujours récompensées. Le 29 septembre dernier, la structure GUBA (Grow Unite Built Africa) lui a attribué un Prix de l’Excellence. Mais le plus important pour Amadou Gallo Fall, c’est surtout l’impact que peut avoir son travail. Entretien.

Vous avez récemment remporté un Award au Rwanda. La énième fois. De telles distinctions vous poussent à vous surpasser ou bien vous vous dites que vous n’avez plus rien à prouver dans votre domaine…

D’abord, je remercie l’organisme Grow Unite Built Africa (GUBA) qui m’a décerné le Prix de l’Excellence dans le domaine du sport. Maintenant ce qui me motive, c’est de travailler, d’être au service de la communauté. En terme de développement, il est vrai que le sport est notre champs d’action. Mais l’intérêt va beaucoup plus loin que le camp de basketball ou le terrain de foot. Il s’agit d’utiliser le sport comme un outille d’expression pour contribuer… Que ces activités soient reconnues au niveau continental, cela est une source de fierté. La motivation est là et sera toujours là. Car, lorsque je vois cette jeunesse qui commence à porter ce genre de message, qui comprend que l’Afrique va se développer par le biais des Africains. Que chacun apporte sa pierre à l’édifice. Je suis heureux de voir ces jeunes qui sont conscients, qui savent que beaucoup dépendent d’eux.

Tous les projets que vous pilotez connaissent un succès. C’est quoi votre secret ?

Honnêtement, je ne m’arrête pas pour penser en profondeur… Je sais que c’est de l’énergie, qu’il faut de l’authenticité et croire en ce qu’on fait. Ma motivation, avant tout, c’est l’impact qu’on peut avoir. La constance dans l’effort et surtout je n’attends pas grand-chose en retour. Parce que ce que je peux y avoir, c’est cette satisfaction intérieure, au fond de moi-même, de voir qu’on ne fait pas des efforts en vain. En pensant à tous les jeunes avec qui on arrive à travailler et qui continuent à aller faire de bonnes choses pour eux et leurs familles… Pour répondre à la question, je ne sais pas quel est le secret.

Peut-on dire que c’est un don inné ?

Evidemment, on remercie le bon Dieu, nos parents. Certainement, on tient des choses de notre environnement. On ne grandit pas en vase clos. Il y a des références autour de moi, des gens très humbles et on apprend d’eux. Les personnalités qui ont transformé le monde et la société sont des citoyens ordinaires. On a plus obtenu l’opportunité et la possibilité de contribuer, de faire des choses qui servent au-delà de nos intérêts personnels. lmpacter, je ne vis que pour ça. En terme de leadership, on transforme, crée, innove, mais on n’invente pas grand chose. Puisque tout est en place. On réfléchit avec des gens qui partagent le même idéal et on arrive à avoir de l’influence positive. Je crois que c’est cela le plus important.

Vous êtes venu rendre visite aux pensionnaires de la NBA Academy Africa (samedi dernier), une structure que vous avez montée. Avec le recul, quel regard avez-vous sur ce qui s’y fait actuellement ?

Il y a une évolution. C’est un travail de longue haleine qui a abouti à là où on en est aujourd’hui. Comme on est dans la continuité, je n’ai pas encore ce recul. Parce que quand je ne voyage pas et que je suis au Sénégal, particulièrement dans cette zone (Saly à Mbour), j’aime toujours venir voir ces jeunes à l’entraînement. Comme ceux qui sont à SEED à Thiès. Cela fait énormément plaisir, cela donne un motif de fierté en regardant tous ces produits du basketball africains qui viennent d’un peu partout du continent. Ils ont tous le même objectif. Ils ont envie d’être parmi les meilleurs au monde de leur classe d’âge. Et nous sommes heureux de pouvoir leur offrir ce cadre qui leur permet de travailler, s’entrainer sans avoir rien à envier à d’autres jeunes qui sont ailleurs.

Une douzaine de ces Académiciens de la NBA ont joué la Basketball Africa League (BAL) cette année. Quelle évaluation faites-vous de cette initiative ?

Sachez que nous avons eu des retours positifs de la part des équipes qui ont eu à intégrer ces jeunes dans leur effectif. Le seul problème, c’est qu’elles n’avez pas assez de temps de préparation avec eux. Nous allons reconduire l’expérience (pour l’édition 2023 de la Basketball Africa League), chaque équipe veut avoir son joueur de la NBA Académy. Je suis heureux de voir que la plupart de ceux qui ont participé à la dernière BAL sont toujours là et ont l’opportunité d’y retourner avec plus de vécu. C’est une belle occasion de se frotter aux meilleurs joueurs africains et à des gens qui sont plus expérimentés. Cela ne fait que contribuer à la maturation de leur talent.

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