mercredi, décembre 7, 2022
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Crise scolaire : Les enseignants crachent sur les 69 milliards F CFA de l’État

L’État du Sénégal compte mettre à la disposition des syndicats d’enseignants un pactole de 69 milliards F CFA pour venir à bout de la crise scolaire. Mais la bataille est loin d’être gagnée.

Suite à la recommandation du Président de la République en Conseil des ministres, une rencontre a eu lieu samedi passé entre les syndicats d’enseignants et Abdoulaye Daouda Diallo, en charge du Budget. C’est dans l’optique « d’accentuer les efforts de l’État afin d’assurer le déroulement normal de l’année scolaire, en vue d’une finalisation, dans les meilleurs délais, du processus de concertation visant la prise en charge, de manière consensuelle, des points d’accords selon les modalités pratiques et un agenda d’application précis ».

Sauf que les deux parties n’ont pas pu accorder leurs violons. Elles doivent se retrouver autour de la table le week-end prochain. Dès mardi, le gouvernement aura fini de travailler sur le nouveau protocole, qui sera soumis aux enseignants devant y porter des annotations après avoir consulté la base. « Cela est normal. Il est bon qu’ils puissent étudier les éléments de propositions de l’État. Maintenant, s’il y a des revendications qui ne sont pas pris en compte, nous allons nous revoir pour en discuter et œuvrer pour arrêter définitivement la grève », indique le ministre du Budget.

Avant d’ajouter : « Avec les efforts faits par le gouvernement, il est possible de lever le mot d’ordre. Il n’est pas bon de laisser les élèves dans cette situation ». Pour cela, il est prévu un pactole de 69 milliards F CFA dans l’optique d’apporter, plus particulièrement, un début de solution à la problématique du système de rémunération. Ce qui ne semble pas suffisant pour arracher le sourire aux enseignants qui prônent « une matérialisation des accords déjà signés et éviter d’aller dans des prospectives ou encore une prise d’engagements que l’État aura du mal à respecter ».

Le secrétaire général adjoint du SAEMS, El Hadji Malick Youm, soulignait : « Il faut que les gens comprennent que le protocole du 30 avril 2018 était arrivé à un échéancier précis et clair. Pour nous, ce qui se passe relève du dilatoire. Nous avons signé, mais trois ans après c’est le statu quo. Le gouvernement n’applique pas ses accords. Alors que le mot d’ordre cette année est que nous voulons sauver une bonne fois pour toute l’école publique sénégalaise ». Autrement dit, il faut une satisfaction totale des doléances pour entrevoir une sortie de crise.

Pendant ce temps, les élèves et les associations de parents ruent dans les brancards face cette situation fâcheuse dans laquelle ils sont tenaillés. Et c’est le chef de l’État Macky Sall qui est interpellé.

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