dimanche, janvier 16, 2022
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FNBS : Pourquoi une hausse de 25 F CFA sur le pain

Le nouveau prix (175 F CFA) du pain est entré en vigueur ce mercredi. La Fédération Nationale des Boulangers du Sénégal (FNBS) donne les raisons de la hausse.

Les Sénégalais vont désormais acheter leur baguette à 175 F CFA, soit 25 F CFA de plus sur le prix standard depuis 25 années. En même temps, le poids passe de 190 g à 200 g. Une nouvelle structuration issue d’un consensus entre les professionnels du pain et le ministère du commerce pour éviter le blocage. « Tout monde sait que nous sommes dans des difficultés. Nous nous battons depuis longtemps pour trouver une solution. Surtout qu’on nous reproche de fabriquer un produit de piètre qualité », dit le président de la Fédération Nationale des Boulangers du Sénégal (FNBS), Amadou Gaye.

Avant d’expliquer : « Aujourd’hui, le coût de la farine évolue suivant celui du blé. Nous avions fait une structure du prix du pain et retenu qu’au moment où le sac de farine valait 16 000 F CFA qu’on pouvait vendre à 175 F CFA. On nous avait refusé cela. En revanche, nous avions demandé un assainissement, ce qui n’est pas fait. Donc avec le nouveau prix de la farine, il était nécessaire de s’asseoir et de revoir la situation ».  Dans cette optique, l’État a fait beaucoup d’efforts pour éviter la hausse du prix de la farine. Pour avoir renoncé à la TVA et aux droits de douane depuis janvier.

Selon le patron de la FNBS, « l’évolution du coût du blé ne permet pas de continuer à bloquer du côté du gouvernement, qui ne voulait pas de cette hausse vu le contexte actuel où on va vers des élections (Locales). Nous avons discuté et quand nous avons établi la nouvelle structure du pain, le prix était de 235 F CFA. Si l’État n’avait rien fait, c’est à ce prix que les Sénégalais allaient acheter le pain. Malgré cela, nous pouvions encore vendre à 200 F CFA (soit 1g/1 F), mais il nous a été suggéré de trouve une solution. Ainsi, nous avons décidé d’augmenter le poids à 200 g et mettre 25 F ».

Autrement dit, les boulangers ont accepté de subir une perte évaluée à près de 73 milliards F CFA. Dans la mesure où il n’y a pas 10% d’entre eux qui parviennent à travailler avec plus de 10 sacs de farine. Cependant, pour Amadou Gaye, ce consensus va permettre de régler la sécurité de l’industrie de la boulangerie. « Nous avons fait des recommandations par rapport à l’application de la réglementation: le contrôle permanent de l’État pour éviter la concurrence, parce que le boulanger qui vend à 125 F, il est évident qu’il ne respecte pas le poids normal du pain; la régulation de l’installation et de la distanciation ».

Il y a également l’arrêt de la vente dans les boutiques, la livraison dans des sacs impropres entre deux lieux qui ne peut se faire sans agrément et la question de l’hygiène. « Les boulangeries doivent être aux normes, c’est ce que nous exigeons. Il faut un assainissement. Que les gens fassent leur déclaration, cela pour contenir la concurrence déloyale. Le ministère du commerce n’est pas assez outillé en ressources humaines pour son travail correctement. Donc les gouverneurs et le service d’hygiène doivent pouvoir agir. Selon ce que disent les textes », souhaite la FNBS.

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