dimanche, décembre 4, 2022
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Fourniture de gaz : Sénégal, un potentiel concurrent de la Russie ?

Avec l’abondance de ses ressources gazières, le Sénégal peut se positionner en concurrent de la Russie pour la fourniture. C’est la conviction de l’ancien Directeur général des Douanes, Boubacar Camara.

En 2023, le Sénégal devrait procéder à l’exportation de ses premiers m3 de gaz avec les champs Grand Tortue Ahmeyim (GTA). Ce qui serait le début du processus de positionnement sur le marché africain, dominé par l’Algérie, l’Egypte et le Nigeria (représentant 87% de la production du continent). Mais aussi au niveau mondial où « notre objectif est que notre pays soit le concurrent de la Russie dans la fourniture de gaz à l’Europe », croit le leader du parti PCS/ Jengu Tabax Boubacar Camara.

Selon le politicien, invité du « Grand Jury » de RFM, la guerre en Ukraine a créé un bouleversement qui fait que le Sénégal s’invite dans le débat (international) sur l’énergie avec ses richesses en gaz. Un tournant dans la gestion des ressources naturelles. Cependant, « Il va falloir le préparer par une bonne gestion. Il faut des options claires. Il ne suffit pas de parler, de faire des discours et des séminaires. Le problème est de savoir ce qui a été signé réellement et les orientations prises », dit-il.

Cela nécessite ainsi un questionnement. « Quel est le plan stratégique par rapport à ce que nous voulons faire de notre gaz ? Est-ce qu’on veut aller au « Gas-to-power » avec l’énergie nécessaire pour booster l’industrie et transformer nos ressources naturelles ? Est-ce qu’on utilise notre gaz pour exporter une partie pour se positionner sur le marché international ? On doit nous dire comment on va procéder et quel est le calendrier ? Et le tout va revenir sur le débat à l’Assemblée nationale ».

Pour Boubacar Camara, il y a des préalables pour pouvoir atteindre l’objectif visé avec l’exploitation du gaz. « L’opinion doit être clairement informée sur les transactions, les conventions et l’aliénation des ressources naturelles. Avec les énergies si vous faites fausse route au départ, c’est très difficile de rectifier. C’est dans cette situation que le Sénégal se trouve. Pour s’en sortir, il faut faire le point de l’ensemble des engagements frappés d’illégalité et les remettre en cause », souligne l’ancien DG des Douanes.

Et d’insister : « C’est nécessaire de réviser les contrats de pétrole et du gaz. Ceux qui ont été à la base de cela doivent avoir l’humilité de reconnaitre leur faute (…) Aujourd’hui, le monde met le Sénégal dans une position confortable, en locomotive. On a tout. Donc notre problème est une question d’orientation politique qu’il faut changer ». Surtout qu’en plus de prétendre être un grand fournisseur mondial de gaz, le peuple doit pouvoir bénéficier de ses ressources comme le dit la réforme de 2019.

A en croire Boubacar Camara, « la première retombée, si on dans un pays qui a des richesses naturelles, ça doit se répercuter dans le portefeuille populations ». Pour cela son parti prévoit dans son programme de gouvernance une répartition qui permet d’allouer des montants par mois à partir 50 000 F CFA pour la tranche d’âge 16 à 25 ans, 75 000 F CFA entre 25 et 35, 100 000 F CFA de 35 à la retraite, 150 000 F CFA de la retraite à la mort. « Tous les calculs sont faits, car on a suffisamment de produits pour vivre normalement dans ce pays ».

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