dimanche, décembre 5, 2021
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Guy Marius Sagna : « Nous avons une police et un Etat voyous »

Arrêté puis libéré hier, en compagnie des membres du Collectif Nio Lank suite à une marche avortée contre la vie chère, Guy Marius Sagna s’est défoulé sur l’autorité comme à son habitude.

Arrêtés hier par la police, suite à leur manifestation contre la hausse des prix des produits de masse interdite par l’autorité, Guy Marius Sagna et 23 autres membres du Collectif Nio Lank avaient été acheminés vers 17H au camp Abdou Diassé de Dakar avant d’être transférés dans la nuit au commissariat central de Dakar. Ce n’est que vers 3H du matin que le leader de Frapp France dégage et ses compagnons de lutte ont été finalement libérés. Comme à son habitude, à travers une vidéo, Guy Marius Sagna n’a pas manqué de s’indigner. « On veut étouffer les voix de Nio Lank, Yen à marre, etc pour qu’elles ne soient plus audibles. On se donne rendez-vous dans les jours à venir. Tant que le prix de la location et des denrées de première nécessité n’aura pas baissé, on continuera de se battre contre la vie chère et la violation des libertés démocratiques. Cinq manifestations de suite contre la vie chère ont été interdites au Sénégal. Ce n’est pas normal….»

Non content de s’indigner, Guy Marius a cogné dur contre le pouvoir et la police sénégalaise. Coupables à ses yeux de tous les pêchés d’Israel. « Des manifestations devaient avoir lieu dans le département de Dakar et à Tivaouane mais elles ont été interdites. Débrouillons nous pour que la prochaine fois ce soit dans 40 départements du Sénégal. C’est possible. Seule la lutte libère. Ils ont détruit nos téléphones et ont voulu confisquer nos puces. Ils nous ont rendu nos téléphones sans puces. Il a fallu qu’on se batte à l’intérieur du commissariat central pour que nos puces nous soient restituées. Des camarades ont été déposés sous la pluie sur l’autoroute et sur la route de Ouakam à 2H du matin sans téléphones, ni puces ni argent. Ni rien. Nous avons une police de plus en plus voyou et un Etat qui utilise de plus en plus des méthodes voyous. Ils n’ont pas le droit de libérer des manifestants à pareille heure et de les laisser dans la nature…»

Neuf organisations regroupées dans le Collectif Nio Lank étaient à l’initiative ce vendredi de la manifestation contre la hausse des prix des produits de masse au Sénégal. Ladite manifestation était prévue sur l’itinéraire Place de la Nation-Rond-point Rts.

La veille, le jeudi, le préfet du département de Dakar, Mor Talla Tine, avait interdit la marche annoncée par le collectif Nio Lank en vue de dénoncer la hausse des prix des produits de masse.
Dans un arrêté, l’autorité préfectorale motivait sa décision par des « menaces de troubles à l’ordre public » et « entrave à la libre circulation des personnes et des biens ». En représailles, le Collectif Nio Lank, déjà interdit de manifester le 10 septembre dernier, avait qualifié d’acte antidémocratique la décision du préfet de Dakar et avait indiqué qu’avec ou sans autorisation la marche de ce vendredi se tiendrait bel et bien.

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