dimanche, décembre 4, 2022
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Habitat social : Les facteurs retardateurs du projet « 100 000 Logements »

Trois ans après, les Sénégalais attendent toujours d’être édifiés sur le projet « 100 000 Logements », qui fait face à des obstacles.

C’est dans le but de permettre aux Sénégalais, disposant de revenus modestes ou s’activant dans le secteur informel, d’avoir accès à la propriété, que l’État a lancé en 2019 le projet « 100 000 Logements ». Soit 20 000 par année.  « Le cadre juridique est mis en place, il fallait commencer avec les promoteurs nationaux tout en procédant à la revalorisation de la SN-HLM et la SICAP », informe le ministre de l’Urbanisme, du Logement et de l’Hygiène publique, Abdoulaye Saydou Sow, qui était l’invité de l’émission « D’clic ».

Au bout de trois ans, les 260 000 personnes inscrites pour bénéficier du projet attendent toujours d’être éclairées. Les habitations, sorties de terres (200), sont insignifiantes par rapport à la forte demande. Pourtant, des mesures fiscales incitatives ont été prises pour encourager les promoteurs. Il y a aussi l’exonération des produits de construction, mais ça présente des risques. « Parce que certains seraient tentés d’en profiter pour d’autres fins. C’est là où nous avons un blocage, car il faut de longues enquêtes », indique le ministre.

En plus, poursuit-il, « le foncier est un véritable problème au Sénégal. Des populations et des groupes de pressions s’opposent et créent des difficultés. Malgré cela, le Président de la République a demandé de privilégier le dialogue. Des commissions mise en place dans ce sens ». A l’en croire, dix-huit (18) promoteurs se sont déjà engagés dans le projet. Si certains ont démarré les constructions, par contre un grand nombre ont des problèmes de fonciers avec des litiges à régler ou de moyens financiers (solvabilité).

Mais, « l’État est là pour accompagner tout ce monde. Dans l’optique de trouver des solutions, il fallait s’ouvrir à des étrangers de Dubaï, Mali et Qatar. Ils vont bientôt démarrer. Cela est fait sans remettre en cause notre souveraineté, sans entamer nos finances publiques. Beaucoup tapent à la porte, mais il faut faire attention. La sécurité du pays est en jeu. Donc, il y a toute une procédure pour pouvoir donner un accord et cela peut prendre du temps », argumente le ministre Abdoulaye Sow.

Avant de souligner que si tout ce se passe bien, il est possible d’aller jusqu’à 30 000 logements par an. Et l’attribution se fera à travers une procédure transparente. « Nous ne voulons pas qu’on croit qu’il y a du « bras longs » ou du militantisme. Les premières listes sont élaborées et validées. Dans des projets de ce genre l’accouchement est toujours difficile, mais une fois que le bébé sort des entrailles de la maman, tout le monde sera heureux », dit-il. Souhaitant une application rigoureuse de la loi (2014) sur le prix du loyer, « en attendant que le projet atteigne sa vitesse de croisière ».

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