vendredi, décembre 2, 2022
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Médias : Une menace plane sur nos quotidiens 

Les journaux sénégalais font face à une menace de pénurie de papier avec la restriction des échanges commerciaux entre la Russie et l’Union européenne.

Les entreprises locales de presse imprimée pourraient subir les contrecoups de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. En effet, la situation actuelle fait que « le prix de la tonne de papier journal est passé à 1200 euros (soit 786 000 F CFA). A la longue, on ne pourra plus vendre nos quotidiens à 100 F CFA, pire ils risquent de ne plus paraître », selon le président du Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse au Sénégal (CDEPS). Avant de souligner que le problème s’empire par rapport à la disponibilité de la matière première de nos quotidiens.

Explication : « Avec la guerre, nous ne pouvons pas disposer du papier. Ce n’est pas que les Russes ne veulent pas vendre. C’est plutôt les Occidentaux (Europe) qui nous empêchent d’accéder à leurs marchandises. Dans la mesure où le Sénégal et les autres pays africains ont voté la neutralité dans le conflit. Et comme nous n’avons pas de bateaux pour le transport, les multinationales nous imposent l’embargo ». Depuis juin dernier, il y a un certain nombre de restrictions à l’importation et à l’exportation entre la Russie et l’UE.  

Concernant le papier journal, les pays de l’ex-URSS en l’occurrence la Russie, la Biélorussie et l’Ukraine sont les principaux producteurs. Il est fait à partir d’un mélange de fibres de bois de résineux, constitué de pâte mécanique à 80 %, de pâte chimique à 20% et de pâte recyclée (à base de vieux journaux et magazines)e. Le grammage entre 35 et 45/m² est le type de papier adéquat pour la fabrication de nos journaux quotidiens.

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