vendredi, décembre 2, 2022
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Noyades en mer : Élaboration d’un plan de lutte avant fin juillet 

L’État du Sénégal s’engage à circonscrire les noyades en mer à travers la sensibilisation et la formation des citoyens.

La répétition des cas de noyades en mer préoccupe les autorités étatiques, surtout en cette période estivale qui coïncide avec les grandes vacances scolaires. Une période au cours duquel le taux important de fréquentation expose à des risques. C’est ainsi que le ministre de l’Intérieur annonce l’élaboration d’un plan de lutte définitivement approuvé avant la fin ce mois de juillet. Dans cette optique, des instructions sont données au directeur de la protection civile pour y travailler en rapport avec d’autres acteurs.

Ce plan, selon Antoine Félix Diome, permettra d’avoir au moins trois catégories de plages : baignades autorisées, baignades interdites, zones aménagées, balisées et surveillées. « Cela va favoriser une plus grande efficacité dans notre action. L’accent sera désormais mis sur la sensibilisation, la formation et non la répression », indique-t-il lors d’une rencontre avec la presse ce mardi. Il faut rappeler que durant l’année 2021, le groupement des Sapeurs-Pompiers a enregistré 347 cas de noyades.

L’alerte est ainsi lancée concernant les plages interdites et listées parce que présentant un grand danger à cause du comportement des vagues qui entrent automatiquement en phase de turbulence ou de la nature du sable qui est mouvant. Il s’agit de Camp Lat Dior, Soumbédioune, Mermoz, Almadies, Yoff Virage, Parcelles Assainies U10 à U19, Malibou (Guédiawaye), Gadaya, Malika, Rufisque (derrière Usine Bata) et Cape des Biches. Mais, l’interdiction n’est pas prise en compte par les populations.  

Ce que le président de l’ONG islamique Jamra, Mame Mactar Guèye, justifie en partie par la privatisation de certaines des rares plages autorisées que sont : île de Gorée, Koussoum, Anse Bernard, Terrou Baye Sogui, Ouakam, Almadie, île de Ngor, Cambérène et Diokoul (près cimetière de Rufisque). « L’État doit prendre ses responsabilités », dit dans un entretien accordé à nos confrères de la chaine youtube Sanslimites tv. Avant de révéler que des plages sont cédées à des complexes hôteliers et des hommes d’affaires. Pendant ce temps, la mer continue de tuer. Déjà 15 morts au mois de juin dernier

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