vendredi, décembre 2, 2022
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Pénurie farine : Vers une perturbation de la production de pain

On va vers des jours sans pain dans les boulangeries à cause d’un manque de farine. Les meuniers ont suspendu la vente de leur produit.

Les Sénégalais risquent de connaître une nouvelle crise du pain avec la décision des meuniers de suspendre la vente de farine. Selon le président de la Fédération des boulangers Amadou Gaye, « ceux qui produisent actuellement, c’est grâce à leur stock. Donc si la grève perdure, cela veut dire qu’il y aura un manque de pain dans l’ensemble du pays. Dans certaines localités, on a connu des tensions parce que ceux qui s’approvisionnent journalièrement ont eu un problème de fonctionnement. Nous pouvons tenir jusqu’à 10 jours, mais ça ne peut aller pas loin ».  

A moins que l’État concrétise son engagement à verser une subvention de 17 milliards F CFA aux industriels. « Nous espérons que le ministère des finances va régler ce problème des meuniers. C’est de bonne guerre, le pain est un produit social. Mais est-ce qu’il pourra tenir sur le long terme ? Cela ne peut pas continuer et le Président de la République l’a avoué lors de séjour à Moscou (week-end dernier) », dit l’invité de « Soir Info ». D’autant plus que des efforts majeurs sont consentis, il y a 6 mois, avec la suppression des droits de douane sur le blé et la renonciation à la TVA sur la farine.

En effet, la matière première des meuniers sénégalais vient à 57% de l’Ukraine et de la Russie, qui sont en guerre. Ce conflit a ainsi créé « une fluctuation des prix entre 480 et 500 euros ». Mais pour Amadou Gaye, il y a une alternative : « Faire comme en Côte d’Ivoire où le gouvernement a donné 6 milliards F CFA pour pouvoir maintenir les coûts du pain. Cela va permettre aux boulangers d’avoir régulièrement de la farine ». Avant d’inviter ses camarades de n’accepter aucune spéculation. « Qu’ils n’achètent pas au-delà du prix homologué. Il faut éviter ce piège. Ça vaut mieux ne pas produire ».

Une chose est claire, « si nous n’avons pas de farine, nous ne ferons pas de pain. A moins qu’on applique la vérité des prix, ce qui va être insupportable pour les populations » indique Amadou Gaye en guise d’alerte. Tout en soulignant qu’il est possible de se passer de la dépendance au blé. « C’est pourquoi nous demandons qu’on donne des moyens pour la rechercher sur les céréales locales (mil, mais, fonio…). Les jalons sont en train d’être posés. Dans la mesure où en tentons de produire du blé, nous ne se savons pas si ça sera conforme à ce qu’on exporte et si on aura la quantité nécessaire ».

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