jeudi, décembre 1, 2022
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Tabaski 2022 : L’imam Moussa Samb tire sur les acteurs politiques

Les politiciens n’ont pas été épargnés par l’imam Alioune Moussa Samb. En déplorant leur comportement qui ne répond pas aux préceptes de l’islam.

La communauté musulmane du Sénégal a célébré ce dimanche l’Aïd El-Kebir commémorant le sacrifice d’Abraham, ce dimanche. Un moment pour faire preuve de magnanimité, de communion dans la foi. C’est sur cela l’imam de la Grande Mosquée de Dakar, Alioune Moussa Samb, a accentué son sermon lors de la prière. Et pour cause ! « On ne s’aime pas, on ne souhaite pas le meilleur pour autrui. Même lorsque quelqu’un fait du bien, on ne veut pas le reconnaître. On ne pense qu’à soi-même », souligne-t-il.

Des propos qui visent une cible bien précise : « L’islam prône l’amour du prochain… On a l’habitude de dire qu’il y a la paix dans notre pays. Sauf que cela n’est pas l’œuvre des hommes politiques, parce que s’il ne tenait qu’à eux le Sénégal serait en flamme. Celui qui passe son temps à dire de mauvaises choses, Dieu n’accepte pas sa prière. Et nos politiciens, dans la majorité, tiennent des propos malveillants. En plus leurs allégations sont basées sur de simples suppositions. Ce qui est puni par l’islam ».

Les leaders politiques de premier plan du Sénégal.

L’imam Moussa Samb croit ainsi qu’il urge de « revoir nos comportements et savoir qui nous sommes réellement. Il faut vivre en conformité avec notre religion… Si ce n’était pas les guides religieux et confrériques que nous avons dans ce pays, on allait vivre le pire (…) Dans le passé, il y avait à la radio une commission de censure. On veillait bien sur ce qu’il faut diffuser. Alors que maintenant, tout ce qui contraire à nos valeurs, on doit le montrer ou le dire. Après on proclame être de bons musulmans ».

A l’en croire, le fondement des dérives qu’on constate sur la scène politique et de manière générale dans la société est à chercher au sein de l’environnement familial où l’éducation religieuse ne prédomine plus. « Dans ce pays, les parents ont démissionné de leurs responsabilités vis-à-vis de leurs progénitures. Les jeunes font et disent ce qu’ils veulent. Il faut se demander ce qui est à l’origine de cela. La réponse est qu’on ne suit pas les recommandations de la charia : respecter les interdits, préserver la dignité humaine, savoir pourquoi on fait la prière… », martèle l’imam.

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