jeudi, décembre 1, 2022
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Transport : Le CUSTRS récuse son ministre de tutelle Mansour Faye

Encore un deuxième jour de calvaire pour les usagers du transport commun et privé au Sénégal. Le CUSTRS ne compte pas arrêter la grève tant que le seul interlocuteur est son ministre de tutelle.

Le premier jour de la grève du Cadre Unitaire des Syndicats des Transports Routiers du Sénégal (CUSTRS) a été largement suivie dans toutes les localités du pays. « Le mot d’ordre est respecté, il n’y a une aucune faille. C’est une réussite, mais ce n’est pas cela que nous visons. Cet arrêt du travail a plus un impact (négatif) sur les usagers et l’économie nationale. Nous attendons d’avoir des acquis par rapport à notre plateforme revendicative », a dit Gora Khouma dans l’émission Faram Facce sur la TFM.  

Avant d’ajouter : « Nous avons espoir que la situation va se décanter. Cependant, nous restons prudents, car on nous a souvent jouer de sale tour. Au mois de janvier passé, nous avions trouvé un accord avec le ministre des transports (Mansour Faye), qui avait signé au nom de ses collègues concernés (intérieur, forces armées, finances, collectivités territoriales). Mais cela n’avait rien réglé. Le document qu’il nous avait remis n’était reconnu par les policiers, les gendarmes et les douaniers qui sont dans la circulation ».

De ce fait, le CUSTRS veut, cette fois, discuter avec chacune des parties prenantes au sein du gouvernement. Pour qu’il puisse avoir un suivi et un respect de la décision. Gora Khouma de dire : « Le ministre des transports nous a appelé ce soir (hier mardi) pour des discussions, après une concertation avec les autres ministres. Ce que nous avons refusé de manière catégorique, parce que sa signature n’a aucune valeur. Il ne sert à rien de le rencontrer. Il faut que les choses se fasse dans les normes ».

Ainsi la grève se poursuit ce jeudi, probablement demain vendredi et durant le week-end. En effet, « tant qu’il n’y a pas un accord avec le gouvernement, il n’est pas question de lever le mot d’ordre. Il faut l’application de ce qu’on avait déjà signé. C’est-à-dire qu’on crée un système de transfert d’argent pour qu’on arrête de nous coller des attestations, quand il y a infraction qu’on paye à l’État directement, qu’on arrête ces véhicules qui ne doivent pas faire du transport mais qui se sont accaparés du transport urbain et interurbain, en plus de mettre fin au sabotage constaté au niveau du pesage », soutient-il.

Et de souligner : « Le gouvernement appelle à la discussion, ce que nous ne refusons pas parce que cette grève ne profite à personne. Nous en souffrons tous, mais il faut une négociation sérieuse au sortir de laquelle on applique les décisions retenues… Ce qui se passe actuellement est une honte pour notre pays. Ailleurs, on doit avoir du mal à croire que c’est pour une histoire de contrôle routier que le transport est paralysé ».   

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