vendredi, décembre 3, 2021
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Bintou Diémé : « Il ne faut pas jouer en ayant peur du Nigeria »

Dans un peu moins d’une heure (à 19h GMT), le Sénégal va en découdre avec le Nigeria pour une place à la finale de l’Afrobasket féminin 2021 à Yaoundé. Pour la meneuse Bintou Diémé, les Lionnes doivent être fortes sur le plan mental pour espérer passer devant les D’Tigress, détentrices du trophée. Et d’affronter le Mali en match de clôture de cette 26e édition le dimanche 26 septembre.

Comment vous voyez le match contre le Nigeria en demi-finale ?

Cela reste un match de basketball. Il y aura 5 joueuses de chaque côté. Il faut y entrer avec de l’envie, de la combativité, surtout ne pas avoir peur de l’équipe adverse, gérer les émotions. Parce que tout le monde vante le Nigeria comme étant un gros morceau. Nous devons jouer sans complexe. Et à la fin, l’équipe qui méritera plus la victoire s’imposera. En tout cas, nous allons y mettre l’intention et se battre pour gagner.

Est-ce que vous allez jouer en ayant dans un coin de la tête l’édition de 2019 (finale perdue contre les D’Tigress) ?

Non, parce que ce sont deux « rooster » (équipes) complétement différentes. En 2019, nous avions plus de joueuses expérimentées. Là, nous avons de l’expérience mais aussi de la fougue. La dimension athlétique et physique, c’est un supplément. Du côté du Nigeria, il manque deux joueuses importantes… Je crois que c’est équilibré. On verra quand la balle sera lancé au milieu du terrain, comment se déroulera le match. Comme je l’ai déjà dit, nous allons y mettre l’intention.

Croyez-vous que le Sénégal peut gagner cette édition de l’Afrobasket féminin ?

Pour moi, cet Afrobasket est vraiment ouvert. Il y a des opportunités. N’importe quelle équipe (parmi les demi-finalistes) peut prétendre à remporter la Coupe. Nous sommes ici avec beaucoup d’humilité. Nous respectons les consignes du coach, en jouant en équipe. Nous avons compris que si nous voulons faire quelque chose, il faut être solidaires. J’ai beaucoup aimé l’état d’esprit de mes coéquipiers.

Surtout dans le match contre le Mozambique (en quart)…

Ce n’était pas parfait au niveau de la défense, mais nous avons su combler les lacunes. Si une joueuse se faisait déborder, il y avait l’aide qui arrivait. Cela, c’est un petit plus. On sait qu’on peut compter les unes sur les autres. Ce sont des matchs à élimination directe, donc nous donnons tout ce que nous avons et à la fin, nous sortirons la tête haute, sans aucun regret.

Ce que vous avez fait en quart avec un gros apport sur le plan offensif…

On dit souvent que c’est dans les moments importants qu’on attend de voir les leaders. Il y en a dans le terrain comme en dehors. J’ai pris un peu plus de responsabilité, mais ça ne change rien à ce que j’apporte à l’équipe. Je suis là pour la tirer vers le haut. Je prends ce rôle à cœur parce qu’il y a énormément de potentiels sur le plan offensif. Personne n’est là pour chercher à marquer 20 ou 30 points. La différence se fera si tout le monde apporte un tout petit peu, partage la balle. Je prends beaucoup de plaisir dans ça. Maintenant, si le ballon tourne bien et que j’ai des tirs ouverts, je les prends. Mettre des points, ce n’est pas une obsession. Le plus important, c’est de gagner, gagner, gagner…

(Conférence de presse)

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