mardi, février 7, 2023
spot_img
AccueilSportsJudo : La Fédération sénégalaise fait sa mue à 62 ans

Judo : La Fédération sénégalaise fait sa mue à 62 ans

Les judokas ont organisé ce week-end une journée de réflexion sur le devenir de leur art martial. La FSJDA en a profité pour dévoiler ses grands projets devant permettre au Sénégal d’être aux normes internationales et de devenir la plaque tournante de la discipline sur le plan africain.   

La Fédération Sénégalaise de judo et disciplines associées (FSJDA) a 62 ans. L’âge de diamant. A cette étape de l’existence, tout semble accompli. Pour preuve : « la discipline se porte bien », selon le président de l’instance dirigeante Babacar Ngom. Sur le plan sportif, c’est de nombreux ceintures noires, des médaillés d’or continentaux (205), plusieurs titres de champions d’Afrique par équipe et de grandes notations au cours des dix dernières années. Mais la doyenne des disciplines martiales (pratique commencée depuis 1949) ne se contente pas de ce bilan assez flatteur.

Surtout que les performances des athlètes cachent quelques aspérités. Il n’y a pas des avancées considérables au niveau de la logistique et des infrastructures. Tout comme dans la massification avec seulement 2500 licenciés loin derrière le karaté (10 000) et le taekwondo (15 000). De ce fait, le judo a besoin de se réinventer pour conforter son leadership sur le plan local. Cela explique l’organisation d’une journée de réflexion au Dojo national Amara Dabo ce samedi 21 janvier 2023. Elle a permis une mobilisation de tous les acteurs et forces vives afin de « s’interroger sur la politique et les enjeux futurs ».

Les trois derniers présidents de la FSJDA : Babacar Wade, El Hadji Moussa Dia et Babacar Ngom.

Le président de la FSJDA Babacar Ngom avait à ses côtés ses prédécesseurs Babacar Wade et El Hadji Moussa Dia. En plus de la présence de plusieurs anciennes gloires comme Seydou Nourou Touré, Colonel Massamba Diop, Mamadou Sarr, Ankiling Diabone, Ousseynou Guèye, Khalifa Diouf, Alassane Thioub, Farez, Fary Sèye… Tout ce beau monde, fédéré autour de l’essentiel, a échangé pendant 5 tours d’horloge à travers deux panels sur les thèmes : « Bilan et perspectives après 62 ans d’existence » et « Principaux défis à relever pour un label d’excellence »

Une manière de dire que les regards sont désormais tournés vers l’avenir. « C’est pour cela que nous avons demander aux anciens de venir et ensemble nous allons reconstruire le judo. Il y a des acquis qu’il faut consolider après avoir fait un diagnostic du passé. Notre devoir ce n’est pas d’effacer l’existant, ce qui explique que nous nous sommes appuyés sur le travail réalisé lors des deux derniers mandats. En ambitionnant de faire mieux », confie le président Babacar Ngom. Ainsi la FSJDA a dévoilé ses « projets ambitieux » qui visent à se mettre aux normes internationales.

Sargal des anciens champions du judo.
Sargal des anciens champions du judo.

Il s’agit dans un premier temps de rénover le Dojo national Amara Dabo sis au 152 rue Moussé Diop. Avant d’y ériger un bâtiment à 6 étages multifonctionnel. « Ce n’est pas un rêve, on doit le faire », indique le patron du judo sénégalais, par ailleurs le directeur en chef de l’arbitrage africain. Avant de souligner : « Au mois de novembre dernier, l’architecte était venu… Si on a le feu vert demain, il commence les travaux ». Par rapport à l’avis d’expulsion du site servi par la direction du patrimoine national, il informe que le dossier est entre les mains du ministre des sports et croit à l’accompagnement de l’Etat.

Et de plaider : « Le judo est au Dojo national depuis 1973. Ce temple qui appartient à plusieurs générations. Les premiers licenciés en 1958 se sont entrainés là. De même que tous les experts de la Fédérations internationale et de la confédération continentale.  On y a formé beaucoup d’Africains (…) Nous avons rencontré Yankhoba Diatara qui a promis de chercher des solutions. On lui a dit que la FSJDA n’a pas sa place dans la rue. Le ministre a dit comprendre notre situation et promet de nous revenir. Nous sommes à cette situation d’attente. Nous avons confiance ».

Le soutien de l’autorité est aussi sollicité pour la concrétisation de l’autre projet cher en l’occurrence le « Judo Ka City ». Il s’agit d’un centre d’excellence sous-régional dont le financement est validé par la Fédération international. Ce qui serait une première en Afrique subsahélienne. « Dakar est en pole position pour accueillir ces jeunes talents du continent qui n’ont pas les moyens d’aller en Europe ou au Maghreb », dit le président Babacar Ngom. Il y a également l’Académie Lamine Guèye mise en place grâce à l’appui de la Fédération française en vue des Jeux Olympiques de la Jeunesse 2026. Et l’initiative « judo à l’école » pour assurer la vulgarisation dans 10 régions avec l’ouverture de 22 salles.

Les commentaires à caractère injurieux, offensifs, ou contenant des propos diffamatoires ne sont pas publiés.

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

a lire

spot_img