mardi, février 7, 2023
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« Roi » Pelé : L’hommage du journaliste sportif Mamadou Koumé

Le football est orphelin. Son roi est mort. On appréhendait la mauvaise nouvelle suite aux derniers bulletins médicaux relatifs à sa santé. Pelé a fait aimer le football à beaucoup de monde. Mais il est surtout celui qui a fait connaître son pays car sans lui, le football brésilien n’aurait pas connu la notoriété qui est la sienne. Les Romario, Ronaldo, Rivaldo, Ronaldinho, Neymar et Cie, ses héritiers ont perpétué modestement ce que Pelé et sa génération ont bâti de 1958 à 1970. En douze ans, trois titres de champion du monde à l’actif du Brésil contre deux seulement (1994 et 2002) depuis plus de cinquante ans.

La preuve que le leadership, le talent et la réussite de Pelé et de ses co-équipiers ne sont pas égalés ! Le débat quant à savoir qui est meilleur entre les Argentins Maradona et Messi et lui est dérisoire car ces trois joueurs ont évolué à des époques où le football n’est plus tout à fait le même jeu. Ce que le Brésilien accomplissait avec le ballon est imaginable aujourd’hui. Sur le ton de l’humour, Pelé a dit un jour qu’il était sorti d’une usine qui avait produit une pièce unique et que ses parents avaient fermé ensuite l’usine…

Sa technique, sa gestuelle, le temps qu’il pouvait garder le ballon presque collé à ses pieds en dribblant, on ne le voit plus.  Cette détente, ce jeu de tête et cette adresse des deux pieds, réunir autant de qualités, il n’y a eu que lui, unique dans le football. « Il a transformé le football en art », a déclaré Neymar en apprenant son décès. Beaucoup de gens qui ont vu le joueur à l’œuvre ne sont pas loin de penser comme le joueur parisien.  En Afrique, où il est venu se produire, notamment avec son club, le Santos FC, à la fin des années 1960, le footballeur était considéré comme un enfant du continent dont tout le monde était fier.

De son époque date, ce penchant des Africains pour le Brésil. En Coupe du monde, on continue encore de supporter les Auriverde. A Dakar, en 1967, il avait joué au stade Demba Diop et ceux qui ont assisté au match de gala contre la sélection régionale de Dakar se rappellent d’un beau but à longue distance inscrit face au portier Amady Thiam, sociétaire de la JA. Ces spectateurs sénégalais qui ont vu Pelé en chair et os sont chanceux dans la mesure où la télévision n’existait pas encore chez nous. C’est par la lecture surtout des journaux qu’on avait des nouvelles de ce mythe vivant.  Le correspondant brésilien du magazine parisien France Football, un certain Alain Fontan était le journaliste attitré qui signait les papiers sur Pelé.

Le souvenir qui nous reste est un célèbre film intitulé simplement : « Pelé, le roi du football » qui attirait du monde dans les salles de cinéma.  Par ce canal, nombre de Sénégalais avaient pu voir ce footballeur phénoménal. L’admiration que le petit monde du football local vouait à Pelé se reflétait également dans son surnom adopté par beaucoup de jeunes footballeurs ici, et qui ont grandi avec. Son sourire perpétuel manquera à ses proches mais le souvenir du footballeur statufié de son vivant restera impérissable pour les amoureux du football. Pour l’éternité, il sera la référence.

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