lundi, décembre 5, 2022
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Sanctions FIFA : Le Sénégal paye la rançon de la vengeance 

Sans surprise. Le Sénégal écope d’une sanction à la suite des incidents qui ont émaillé le match de football contre l’Égypte (qualification Coupe du Monde) au stade Abdoulaye Wade de Diamniadio.

La Fédération de football et la sélection nationale vont faire les frais de l’expression du patriotisme des Sénégalais, le 29 mars dernier lors de la manche retour des barrages pour la qualification au Mondial 2022. La vengeance après la bêtise des Égyptiens qui, quatre jours auparavant au stade international du Caire, avaient « barbouillé» l’hymne du pays hôte. Une insulte que le « 12ème Gaïndé » a tenu à rendre. Mais cela ne pouvait pas rester sans conséquence. « On ne peut pas sortir indemne de ces incidents », avouait le vice-président de la FSF Abdoulaye Sow.

Du côté de Ouest-Foire où se trouve le siège de l’instance dirigeante du football sénégalais, on ne doit pas être surpris par la sentence de la commission de discipline FIFA : un match à huis clos (sans spectateurs) et une amende de 175 000 francs suisses (soit 112 millions F CFA). Motifs : « Non-application des règles de sécurité existantes et absence de maintien de l’ordre dans le stade, envahissement du terrain, jet de projectiles, allumage de feux d’artifice, utilisation de pointeurs laser et utilisation d’objets destinés à transmettre un message non approprié à un événement sportif (bannière offensante) ».

La sanction est à la hauteur des faits relevés. Même si la FSF se réserve le droit de contester la décision. Surtout que l’Égypte dont le public avait lancé les hostilités s’est tirée d’affaire avec une peine plus que légère (6000 f suisse équivalent à 3.8 millions F CFA). A ce propos, le président Abdoulaye Sow expliquait dans l’émission « Encore+ » sur la 2STV : « Tout dépend de ce que les commissaires vont écrire dans les rapports. Si celui qui était au Caire ne dit rien, la FIFA ne pourra pas sanctionner l’Égypte ». Et il y a une raison de se réjouir pour avoir échappé au pire : suspension du stade Abdoulaye Wade.

Pour la Fédération de football, il est plus question de tirer les leçons de dérapages du 29 mars. « Contre l’Égypte, c’est un match exceptionnel. Des choses se sont passés au Caire et les sénégalais ont riposté. Mais il faut que nous sachons que cela doit s’arrête là. On ne peut pas à chaque match venir avec des lasers. Ça ne doit pas être une règle, sinon le stade sera sanctionné. Il faut retourner à nos valeurs de sportivité et respect de l’adversaire », avait dit Abdoulaye Sow. En soulignant que les risques d’envahissement de la pelouse ne peuvent pas pousser à changer l’architecture du stade au style anglais qui fait son charme.

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