Près de 40 jeunes basketteuses africaines sont réunies à Saly (18 au 20 octobre) pour un camp de formation, initié par la FIBA.
Le Sénégal abrite depuis ce matin dans les installations de NBA Academy à Saly la deuxième phase de l’édition 2022 de FIBA Africa Régional Youth Camp de basketball. Une session de formation de trois jours dédiée spécialement aux filles (âges 14-17 ans) et aux coachs femmes. Il y a 38 participantes venues de 19 pays que sont : Sénégal, Guinée, Centrafrique, Madagascar, Kenya, Namibie, Algérie, Cameroun, Côte d’Ivoire, Egypte, Mali, Tunisie, Maroc, Ouganda, Gabon, Burundi, Nigeria, Rwanda et Gambie.
Selon le chef du département développement de FIBA Afrique, Lémou Benga qui est par ailleurs le directeur du camp, « ce projet est mis en place depuis l’année dernière en collaboration avec la NBA (Ligue nord-américaine) ». L’idée serait partie « du constat qu’il y a un vide au niveau de la formation des jeunes, mais également des entraineurs. Nous essayons de relancer le basketball dans les catégories jeunes. Avec le désir de leur donner un savoir-faire, la formation adéquate pour que nous puissions garder nos valeurs sur le continent ».
Pour Frank Traoré, chargé de la formation à NBA Afrique, il y a un besoin d’accentuer le travail avec les jeunes basketteuses. « Afin qu’elles puissent avoir l’opportunité de pouvoir jouer au haut niveau ». La première journée de ce camp de développement a permis aux techniciens de se rendre compte du bon niveau des stagiaires. « Pour la plupart, il y a de la matière. Avec l’aide des experts durant les trois jours, elles pourront s’améliorer. Une évaluation sera faite pour permettre le suivi » dit Lémou Benga.
Ce dernier de souligner : « C’est une expérience enrichissante avec différents styles de basketball. Nous sommes persuadés d’être sur la bonne voie. Un budget colossal est dégagé dans le but d’arriver au résultat, qui est d’avoir sur les sélections U16 beaucoup d’équipes représentatives et avec des talents. Nous espérons voir, plus tard, ces jeunes filles sur nos compétitions U18 et séniors ». Avant de rappeler : « Le programme de suivi incombe aux Fédérations nationales. Le problème se situe à ce niveau, car la FIBA est obligée souvent de se substituer à elles ».
Le développement du basketball féminin faisant partie des piliers de FIBA, le Sénégal était le pays indiqué pour accueillir ce camp de formation. En plus de l’histoire des Lionnes, « il regorge de la matière », croit Lémou Benga. Persuadé que cette organisation sera d’un grand apport pour la Fédération sénégalaise de basketball, qui est en phase de renouvellement de son élite féminine. De passation générationnelle.